Lorsque j’ai commencé à écrire cet article, je pensais faire une semaine sur la thématique du shaabi puis passer à autre chose. Le sujet m’a finalement paru beaucoup plus dense que prévu et je compte parler de ce style à travers plusieurs articles. J’avoue qu’avec ma quinzaine d’années de danse orientale, je me suis souvent cantonnée à repartager les informations que m’ont transmises mes différents professeurs (de très bonnes informations bien sûr) et je n’ai fait que très peu de recherches par moi-même sur le shaabi.
Si tu n’y connais rien, j’espère que les informations qui suivent vont t’aider à y voir plus clair et surtout à appréhender et à apprécier ce style cher à mon cœur.
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Quand je pense Shaabi, je pense fête, je pense mariage. Je pense à mes voyages au Caire et à nos super soirées.
Le mot « shaabi » est utilisé en Égypte pour qualifier tout ce qui est populaire, lié à la classe populaire, ouvrière.
La musique shaabi naît dans les années 1970 dans les quartiers populaires du Caire dans les quartiers populaires. Cette musique tranche avec les codes de la musique classique égyptienne qui domine le début du 20è siècle. Elle parle des joies et des luttes de la vie quotidienne, elle se veut souvent revendicatrice, originale, décalée. D’ailleurs elle est très vite censurée à la radio officielle car elle est jugée obscène. On ne peut que citer celui qui est surnommé le « père du shaabi » Ahmed Adaweya, dont la musique a souvent été censurée à la radio. Et pourtant, il est reconnu comme une grande star de la musique et du cinéma en Égypte.
Musique de Ahmed Adaweya – Bint el sultan – La fille du Sultan
La musique se démocratise dans les années 1990 avec des artistes comme Hakim qui abandonnent le côté revendicateur de la musique et abordent des thèmes plus légers.
Musique de Hakim – Ah Ya Albi
Et la danse alors dans tout ça?
La danse est toujours liée à la musique en Égypte. La danse shaabi est une danse informelle au départ. Les égyptiens adorent danser et il n’est pas rare de croiser des personnes danser dans la rue dans les quartiers populaires, à l’occasion d’un mariage par exemple.
Vidéo d’une femme dansant dans la rue au Caire
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Lorsqu’elle est présentée en spectacle, les danseuses essaient d’illustrer son état d’esprit informel et populaire. Les danseuses portent souvent des galabeyas (tunique traditionnelle égyptienne) ou des vêtements de ville (un jean et un tee-shirt par exemple) pour danser. Mais elles peuvent également danser en tenue sharqui (haut+ceinture+jupe).
La danse est terrienne, ancrée ( beaucoup de mouvements baladi) et l’interprétation des paroles est de mise.
Duo de danseuses en galabeya
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Mon shaabi en jean
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